Les producteurs de pommes de terre et de tomates sont invités à agir d’urgence face à la menace croissante du mildiou.
Cette maladie, qui s’attaque aux cultures et dont les premiers cas ont déjà été détectés dans plusieurs zones de production, pourrait se propager rapidement en raison des conditions climatiques prévues pour mars : pluies fréquentes et températures modérées, un terreau fertile pour sa prolifération.
Les recommandations des autorités agricoles
Pour contenir cette menace, le ministère de l’Agriculture, des Ressources en eau et de la Pêche maritime exhorte les producteurs à adopter des mesures préventives et curatives. Les recommandations incluent l’utilisation de fongicides systémiques homologués, à condition de respecter les consignes spécifiques selon la présence ou l’absence de la maladie dans les champs. En cas d’infection, les traitements doivent viser une efficacité prolongée tout en évitant l’usage répété de produits identiques afin d’empêcher la résistance du champignon.
De plus, il est crucial de respecter les doses prescrites pour éviter l’apparition de souches de mildiou résistantes. Une gestion rigoureuse des terrains, incluant un drainage efficace, est aussi essentielle pour limiter les foyers d’infection, particulièrement dans les sols argileux.
Un appel à la vigilance
Le ministère insiste sur l’importance de renouveler les traitements en fonction de leur durée d’efficacité et d’utiliser des pulvérisateurs adaptés pour garantir une couverture uniforme. Cette approche intégrée permettra non seulement de préserver les cultures, mais aussi de réduire au minimum l’utilisation de produits chimiques, protégeant ainsi l’environnement tout en sécurisant les récoltes.
Face à cette menace agricole, l’implication proactive des producteurs sera déterminante pour protéger les cultures et assurer la stabilité de la production alimentaire.